miércoles, 30 de enero de 2013

Pour une commission d’enquête parlementaire sur les investissements qataris ! Cette pétition sera remise aux destinataires suivants :

Pour une commission d’enquête parlementaire sur les investissements qataris !

Lancée le 30-01-2013, sera close dans 6 mois


Cette pétition sera remise aux destinataires suivants :

Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale)

Pour une commission d’enquête parlementaire sur les investissements qataris !

Arnaud Montebourg, ministre d’un gouvernement que vous soutenez, a signé un accord avec le Qatar pour la constitution d’un fonds de soutien aux PME françaises de 150 millions d’euros, fonds dont l’émirat sera le premier contributeur.

Aider les petites entreprises françaises, pourquoi pas ? Dans le contexte économique actuel, c’est a priori une excellente idée. Sauf que l’objet n’est pas de soutenir les entreprises sur la base de leur utilité économique, mais bien sur celle de leur affiliation culturelle – et religieuse – à cette monarchie gazière aussi fanatique qu’opulente.

L’accord que le gouvernement a conclu ne vient en effet pas de nulle part : il prolonge un autre accord, jamais entré en vigueur en raison des élections présidentielle et législatives, qui prévoyait 50 millions d’euros d’aides à des projets situés en banlieue et accordés uniquement à des membres de minorités ethniques et/ou religieuses, contredisant l’article 1er de la Constitution affirmant « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Car c’était bien pour favoriser les entrepreneurs membres des minorités au détriment des Français majoritaires que l’Association nationale des élus locaux de la diversité (ANELD) avait sollicité le soutien de l’émirat. Ce précédent accord avait été signé par un gouvernement politiquement opposé à celui que vous soutenez. Pourquoi, alors, la présidence « normale » de François Hollande ne commence-t-elle pas par normaliser ses relations avec les autres États, en refusant que ceux-ci s’immiscent dans ce qui relève de la souveraineté de la France ?

Pourquoi, alors que François Hollande a notamment fait campagne sur le thème de la justice fiscale, les Qataris continuent-ils à être exonérés de taxe sur les plus-values immobilières et d'impôt sur la fortune (ISF) durant leurs cinq premières années de résidence en France ? Le Qatar n’avait pas besoin de ce privilège éhonté, mais il a su en tirer profit : ces dernières années, l’émirat a pris des participations dans des groupes aussi importants que Lagardère, Vivendi, LVMH, Vinci, Veolia et Total. Il a aussi réalisé des opérations de prestige comme l’acquisition du Grand Prix de l’Arc de triomphe ou du Paris Saint-Germain. Sans compter des hôtels de luxe à Cannes, Nice, Paris…

Pour les Français, tout cela s’apparente fort à une prise d’influence d’un État étranger dans les affaires de la France, et c’est pourquoi nous ne pouvons qu’appuyer la demande de l’ancien député socialiste Julien Dray de voir se constituer une commission d’enquête parlementaire sur les investissements qataris en France. Cette demande a été relayée par le député UMP Lionnel Luca, preuve que cette inquiétude face au grignotage de la France par le Qatar transcende les clivages politiques. Seule une commission pluraliste pourra faire la lumière sur cette affaire qui préoccupe de nombreux Français.

Nous aimerions également que la lumière soit faite sur les relations, qui semblent pour le moins douteuses, entre nos dirigeants et le Qatar. Cela n'est pas la toute récente affaire du "Qatargate", dévoilée par l'hebdomadaire "France Football", qui va nous rassurer.

Collectif « Pas de passe droit pour le Qatar»

Soyez nombreux à signer cette pétition, et à la faire circuler largement autour de vous !

Cette pétition sera adressée à Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale

http://feeltiptop.com/redir.php?q=%23qatargate&url=http://t.co/mYO4nfBv

Le Qatar-Al-Qaida



L'émirat du Qatar, sous-traitant des opérations occidentales en Libye et en Syrie, fer de lance avec les pétromonarchies voisine de la répression du "printemps arabe" au Bahrein, qui ne cesse de racheter des actifs en Europe et de propager sa propagande via la chaîne Al-Jazeera, est aussi actif au Sahel.

Selon le journal malien l'Indépendant, le vendredi 6 avril dernier (le lendemain de l'enlèvement du consul d'Algérie par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), un cargo qatariote a atterri à l’aéroport de Gao pour livrer des armes et des stupéfiants aux rebelles. Un comité d’accueil a été formé autour de l’appareil sous la conduite d’Iyad Ag Ghaly, leader touareg du mouvement islamiste salafiste Ansar Eddine

qui contrôle Tombouctou et Kidal en coopération avec l'AQMI. Celui-ci, ancien consul du Mali à Djeddah (Arabie Saoudite), avait profité dans les années 2000 de son statut de diplomate pour nouer des relations avec des organisations islamiques de la région. Au point que l’Arabie Saoudite, son pays d’accréditation, l’avait menacé d’expulsion en 2010. Revenu au Mali il y a organisé le développement de l'islamisme. Selon d'autres sources maliennes, juste après la prise de Tessalit le 10 mars 2012 par les nationalistes touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), un avion cargo du Qatar avait aussi atterri dans cette localité avant de déverser une importante quantité d’armes sophistiquées, des munitions et des 4×4 pour le compte des assaillant, probablement lorsque Ansar Eddine a évincé le MNLA de la région.


Depuis lors des islamistes affluent du Sud du Niger, du Tchad et du Nigeria (Boko Haram) dans le Nord du Mali, plaçant l'Algérie par principe non-interventionniste dans la position délicate d'accepter soit le développement de l'insurrection islamiste à sa frontière sud, soit une intervention militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) très contrôlée par les Etats-Unis et la France. Le nouveau régime malien, issu d'un coup d'Etat récent mené par des mutins proches de Washington, lui, est déjà engagé dans les négociations avec la CEDEAO pour la restitution du pouvoir aux civils et le règlement de la crise du Nord.


Outre son engagement au Mali, le Qatar fait aussi pression sur la Mauritanie voisine. En janvier dernier il se brouillait avec l'homme fort de Mauritanie, le président Ould Abdel Aziz, en tentant de lui donner des leçons de droits de l'homme (ce qui n'est pourtant pas le fort de l'émir du Qatar). Le Figaro du 12 janvier dernier, plus précis relate même ainsi les faits : "L'émir a voulu donner certaines directives au président Abdel Aziz, usant d'un ton quasi comminatoire, et menaçant d'utiliser sa chaîne al-Jazeera pour faire éclater une révolution en Mauritanie, comme en Tunisie et en Egypte. Le chef de l'Etat mauritanien, un militaire, a alors explosé et a congédié l'émir"... Ce faisant Ould Abdel Aziz (dont le geste a été salué par des groupes non-gouvernementaux mauritaniens comme l'initiative nationale pour la sauvegarde de la constitution de Salka Mint Sid'Ahmed) compromettait provisoirement le développement d'un projet de prospectionpétrolière mené dans ce pays conjointement avec Total (la coopération Total-Qatar est ancienne et remonte à 1936...). Mais Total et le Qatar pourraient bien utiliser les pressions de la rue en Mauritanie pour imposer à nouveau leurs desiderata : hier des milliers de jeunes manifestaient à Nouakchott pour exiger le départ du président. Un de ses principaux organisateurs, le petit parti (5 députés sur 95) islamiste Tewassoul bizarrement qualifié de "modéré" par les agences occidentales, a appelé au "Djihad politique" le 21 avril.


L'odeur du pétrole pourrait bien motiver également l'action du Qatar au Mali, car le bassin pétrolier de Taoudéni dont les réserves ont été découvertes récemment couvre les deux pays ainsi que le Niger (1,5 million de kilomètres carrés)... Total et Sipex, filiale internationale de la Sonatrach, société nationale algérienne, ont signé en 2011 un accord visant à unir leurs forces pour obtenir des concessions dans ces pays du Sahel.

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-le-qatar-et-le-petrole-du-sahel-103985099.html

Guerre au Mali: Les Allies de la France